Louis-Gilles Pairault

  • Regroupant près de 300 cartes postales du début du siècle, La Charente-Maritime d'antan est un voyage dans le temps qui invite les Charentais à redécouvrir le territoire il y a un siècle.
    L'ouvrage est construit autour de sept chapitres thématiques : La vie agricole ; Petits métiers, industries et commerces ; Les activités maritimes ; Les grandes villes ; La vie quotidienne ; Cérémonies, fêtes et traditions ; La naissance des loisirs.
    L'ensemble de l'iconographie provient de l'important fonds des archives départementales de Charente-Maritime. Les textes clairs et accessibles de Louis-Gilles Pairault racontent la vie quotidienne dans le département à la Belle Époque.

  • Regroupant plus de 300 cartes postales du début du siècle, cet ouvrage s'articule autour de cinq chapitres géographiques : Le Vieux Nice ; La promenade ; Le port ; le centre ville ; et Les villages des collines et vallons. Un dernier chapitre est consacré à la vie quotidienne des Niçois et à l'art de vivre au début du siècle.
    Au-delà de l'iconographie exceptionnelle, provenant des collections des archives municipales de Nice et de la bibliothèque de Cessole, mais également de collections privées, les textes racontent l'histoire et la vie de Nice et des Niçois en 1900. Accessibles, ils sont destinés à un très large public.

  • Avril 1860 : les Niçois votent pour choisir leur destin, qui sera désormais uni à la France. Ce passage du royaume de Piémont-Sardaigne à la France de Napoléon III fut une profonde mutation pour Nice et les Niçois. Retrouvez l'état des dernières recherches historiques sur cette année décisive, suivie d'un passionnant roman d'aventures qui vous emmènera au coeur des événements. DOSSIER SCIENCE: Alain Ruggiero en tant que Maître de conférences en histoire contemporaine présente, dans la première partie de l'ouvrage, le cadre historique des évènements de 1860 ainsi que le mode de vie des Niçois dans la 2e moitié du XIXe siècle. Cette partie est complétée par les interviews de plusieurs acteurs de la recherche historique et du patrimoine. ROMAN : Pour résister à l'invasion autrichienne, deux frères, ouvriers au port de Nice, se sont engagés dans l'armée piémontaise. Malgré l'affection qui les lie, l'avenir politique de la ville les oppose. Flavio voit Napoléon III d'un bon il. Mais Giulio, fasciné par le discours de Garibaldi, s'enthousiasme pour l'unité italienne, au risque de délaisser Agata, la jolie lavandière dont il est amoureux, et que tente de séduire un jeune Anglais. Du champ de bataille de Solférino à la conquête de la Sicile, les soubresauts de l'Histoire vont faire courir aux deux frères les plus terribles dangers...

  • En 1792, alors que les atrocités de la Terreur sont à leur comble, un jeune homme sengage dans les armées républicaines dans lespoir de sauver sa tête. Il sera envoyé dans le Sud de la France pour envahir le comté de Nice jusquici sous la suzeraineté de la Maison de Savoie. Sur fond de Révolution française et dinvasion territoriale, ce roman nous conte deux grandes pages de lhistoire de France.

  • A comme Anglais à L comme Lascaris, de D comme Dédition à Y comme Yachts. Evoquer Nice en 26 lettres, c'est à la fois un pari et un plaisir, celui de déambuler dans cette ville à la personnalité si particulière, dont les origines grecques remontent à près de 2 500 ans et qui a connu un destin mouvementé entre France, Provence et Italie. Aujourd'hui capitale économique et culturelle, métropole à la fois authentique et internationale, elle est célèbre dans le monde entier mais reste chère au coeur de ses habitants. Au fil des lettres, on retrouve les grandes pages du passé et du présent, la vie locale, les quartiers et les principaux lieux de la ville, de l'hôtel Négresco aux studios de la Victorine, des églises baroques du vieux Nice à la place Garibaldi. A la lettre J, on croise l'architecte Charles Garnier, à la lettre S le roi Victor-Emmanuel II ; Napoléon III est à la lettre I, le poète Guillaume Apollinaire à la lettre E, la reine Victoria et le peintre Henri Matisse à la lettre N. La (vraie) recette de la salade niçoise est discutée à la lettre O, l'origine du mot Babazuk à la lettre Q.
    Quant à la lettre U, on y découvrira quelques-uns des projets architecturaux les plus fous qui ont vu ou failli voir le jour à Nice. Visiteur ou Niçois, d'origine ou d'adoption, chacun découvrira - ou redécouvrira - la ville d'une manière insolite, mais toujours au plus près de la vérité historique, avec en fil rouge quelque 150 illustrations.

  • Sur Garibaldi, tant de livres ont été écrits déjà. En oser un de plus, n'était-ce pas présomptueux ? De l'abeille au ruban bleu, Nice de Garibaldi se penche sur cette relation entre un héros et sa ville. Garibaldi n'a pas passé toute sa vie dans sa cité natale ; on ne saurait retrouver sa marque à tous les coins de la ville où il aurait vécu jusqu'à son dernier jour. Non, la maison où il est né a été détruite. Et le destin si aventureux de Garibaldi ne le laissa guère résider toute sa vie au même endroit. Garibaldi fut comme une comète dans le ciel de Nice : il y passa ses premières années,  mais la quitta fort jeune pour s'embarquer comme mousse. Puis, exilé, il dut en rester éloigné pendant quinze années. Garibaldi à Nice, ce ne fut dès lors que quelques passages souvent triomphaux et parfois tragiques : l'accueil solennel en juin 1848, une halte dans la fuite de septembre 1849, des séjours en 1855, en 1859. Après l'annexion de sa ville à la France en 1860, il n'y revint jamais  pas même lorsqu'il débarqua à Marseille en octobre 1870, pour s'en aller défendre cette France qui l'avait plusieurs fois combattu.Alors, pourquoi s'intéresser à Nice de Garibaldi oeParce que la ville et son enfant son intimement liés. Par un lien d'amour fervent, réciproque, d'une troublante intensité. « Mon bras pourrait s'affaiblir et ne plus pouvoir serrer l'honorable fer offert par ma Ville, écrivait-il en 1859 pour remercier le maire, mais mon coeur, lui, jusqu'à son dernier battement, ne perdra pas l'intensité de son amour et de sa dévotion illimitée pour ma terre natale ».Garibaldi était amoureux de sa ville. Et sa ville vouait une admiration passionnée et fraternelle à ce héros international pour lesquels tant de peuples s'étaient enthousiasmés. L'éloignement, la distance, l'exil même et les échecs n'altérèrent pas l'intensité de ce lien d'affection. Et pendant ces trois premiers quarts du XIXe siècle, Nice et Garibaldi connurent des destins souvent comparables, parfois convergents. Lorsqu'on évoque Garibaldi, Nice n'est pas loin - et à parler de Nice, on pressent l'ombre tutélaire du Héros des Deux Mondes.Sur les traces de Garibaldi à Nice... Nous sommes au début de l'été 1807. Et, sur le port de Nice, l'histoire va commencer.

  • En août 1914, le département de la Charente-Maritime - appelée alors Charente-Inférieure - paraît bien éloigné de la ligne de front. Et pourtant, dès les premiers mois, il s'avère tout proche du théâtre des opérations, car la guerre ne se joue pas que dans les tranchées ; elle se joue aussi sur mer. La Charente-Maritime, avec son littoral et ses ports (Rochefort, La Rochelle-La Pallice), ainsi que son arrière-pays agricole et industriel, tient un rôle stratégique de premier plan. Pendant plus de quatre ans, elle participe à l'approvisionnement des troupes en vivres, en munitions, en matériel militaire. Elle prend part à la guerre maritime. Ses ports servent de plate-formes de débarquement pour des vagues ininterrompues de combattants et de victimes : réfugiés, blessés, prisonniers, soldats en transit - Français mais aussi étrangers de toute l'Europe, d'Afrique, d'Extrême-Orient et d'Amérique. Ils contribuent également à l'approvisionnement du territoire français en matières premières, en produits manufacturés et en denrées alimentaires. Mais ce sont aussi les communes de l'intérieur qui sont affectées en accueillant sinistrés des zones de conflit, militaires en convalescence ou prisonniers de guerre assignés à des tâches d'intérêt collectif. La société traditionnelle est bouleversée par la durée et la violence du conflit, les réquisitions, les privations, la présence massive d'étrangers, l'absence des mobilisés que remplacent épouses, prisonniers et travailleurs étrangers. L'économie est orientée vers l'effort de guerre : la production agricole est destinée aux combattants ; les usines sont reconverties pour la livraison d'équipements militaires, les hôtels transformés en hôpitaux. Dès 1917, le département accueille des bases américaines qui contribuent à sécuriser le littoral face aux sous-marins allemands... et à faire connaître le jazz en France.

  • L'importance de la cité de La Rochelle pour l'histoire de la Réforme en France et dans l'Europe réformée est capitale. Mais ce bastion du protestantisme n'aurait pas pu exister sans l'établissement de nombreuses communautés protestantes en Aunis et en Saintonge, l'actuel département de Charente-Maritime, dès les années 1550. C'est en référence à cette histoire « huguenote » particulièrement riche qu'à l'occasion du cinq centième anniversaire de la Réforme, en référence à la proclamation des quatre-vingt-quinze thèses de Martin Luther en 1517, la ville de La Rochelle a reçu le label « cité européenne de la Réforme », dans le cadre du réseau international « Cités européennes de la Réforme ». Bien au-delà du territoire des provinces d'Aunis et de Saintonge stricto sensu, ou même des limites de la France de l'époque, l'histoire des protestants en Charente-Maritime est largement une histoire européenne, avec de nombreux échanges avec la Suisse, les Provinces-Unies, l'Angleterre, les États allemands.
    Le nom même d'« Huguenots » attribués aux protestants français ne vient-il pas de l'allemand Eidgenossen (confédérés) ? Un terme qui résonne encore aujourd'hui dans le monde atlantique dans le cadre des Huguenot Societies fondées en Grande-Bretagne et aux États-Unis par des descendants de protestants sortis de France dans les périodes de répression du xvie et du xviie siècle. Et parmi ceux-ci figurent un grand nombre de Charentais et de Charentaises. Dans le cadre de cette commémoration internationale, la Médiathèque d'agglomération Michel-Crépeau, les Archives départementales de la Charente-Maritime et le Musée Rochelais d'Histoire Protestante ont souhaité s'associer, afin d'organiser trois expositions coordonnées sur le thème des protestants en Charente-Maritime, de la Réformation à la Révolution. Cet ouvrage est tiré des travaux entrepris à l'occasion de ces évènements et propose une synthèse complète de cette histoire régionale marquante.

  • « ...Leur chef parvint à les faire taire et décida que nous serions de suite, et sous bonne garde, conduits à la ville ; une partie d'entre eux s'empara donc de mon compagnon, qui était tombé à terre de faiblesse et de peur, et ils sortirent du fort ; comme ils passaient la barrière, un nègre de derrière, levant son fusil, l'ajusta ; le coup manqua, un autre voulut y suppléer par un pistolet qui rata aussi ; ses protecteurs, car il en avait dans les mulâtres surtout, menacèrent les nègres, et pendant qu'ils s'en allaient, ceux restant se querellèrent, firent avec leurs armes plusieurs gestes menaçants, prirent des tisons allumés... » C'est ainsi que Polony raconte l'arrestation qui faillit lui coûter la vie, au moment de l'insurrection des esclaves de Saint-Domingue (actuelle Haïti) en 1791.
    Claude-Vincent Polony (1756-1828) est l'un des derniers officiers négriers français. Originaire de Rochefort (Charente-Maritime), orphelin de peu de fortune, il entre d'abord dans la marine de guerre et participe à la guerre d'indépendance américaine.
    La paix revenue, le jeune officier se tourne vers un commerce alors florissant : la traite négrière.
    Il effectue trois campagnes de traite entre le golfe de Guinée et Saint-Domingue. Il raconte alors les dangers de la navigation, les maladies et les décès, les longues tractations avec les courtiers, une révolte d'esclaves, sa rencontre avec une princesse capturée, les difficultés de la revente, ses escales périlleuses à Saint-Domingue, en Guyane ou aux Antilles...
    De nouveau dans la marine militaire durant les guerres de la Révolution et de l'Empire, il mène activement la guerre de course, parcourt les côtes d'Amérique et des Caraïbes, approche de nombreux personnages célèbres (Billaud-Varenne, Carrier, Collot d'Herbois, Philippe-Egalité...), participe au camp de Boulogne décidé par Bonaparte pour envahir l'Angleterre... C'est même lui, ironie de l'histoire, qui apporte en Guyane le décret d'abolition de l'esclavage.
    Écrit dans un style alerte, souvent émouvant, parfois sentimental, les mémoires de Claude-Vincent Polony constituent un témoignage rare et passionnant sur la traite négrière et sur la vie d'un officier de marine à la fin du XVIIIe siècle.
    Conservé aux Archives départementales de la Charente-Maritime, ce manuscrit n'avait jamais été publié.

  • Comme ailleurs dans le royaume de France, les livres, empruntant routes et chemins terrestres et maritimes, diffusent les idées protestantes au plus profond des villes et des campagnes des provinces atlantiques. Par la lecture solitaire et collective à haute voix, l'imprimé donne un nouveau pouvoir à des hommes et des femmes qui proposent une autre façon de vivre et pratiquer la foi chrétienne au sein de communautés en rupture avec l'institution romaine. A partir des années 1540, la dissidence protestante s'enracine en Normandie, en Poitou, en Aunis, en Saintonge, en Guyenne au contact du royaume de Béarn. Mais c'est surtout avec l'installation de Jeanne d'Albret et des Grands du parti huguenot à La Rochelle en 1568 qu'émerge sur les bords de l'océan atlantique une capitale où s'établissent des ateliers d'imprimeries d'où sortiront des ouvrages politiques, théologiques et religieux essentiels dans la construction d'une piété et d'une culture réformées. Après le siège de 1628, La Rochelle ne pouvant plus attirer des imprimeurs pour remplacer ceux décédés pendant le siège, les livres protestants doivent être imprimés à Saumur, Niort et Quevilly. Cette édition protestante doit faire face aux publications des libraires et imprimeurs catholiques qui participent par leur travail à la réforme catholique et à la controverse contre les protestants.

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