Dualpha

  • Ce Ronald Reagan, acteur et le cinéma reaganien vaut le détour pour la multitude d'informations et anecdotes qu'il recèle sur une époque révolue d'une Amérique que l'on pouvait aimer - ou détester - pour le manichéisme qui l'a toujours caractérisé. Ronald Reagan et les Etats-Unis, c'est l'histoire tant des Etats-Unis que du cinéma, les deux se confondant dans un fondu-enchaîné qui permet difficilement de démêler la part d'imaginaire du réel. La thèse de l'ouvrage - car l'auteur en a bien défendu une - tient, assurément dans cette imbrication étroite entre une jeune nation et sa culture proprement cinématographique qui lui permit, notamment, de transfigurer toute la littérature et les mythes de la Vieille Europe. Comme acteur et ensuite comme président des Etats-Unis, Ronald Reagan a, toute sa vie, su accommoder ce lointain héritage d'outre-Atlantique avec cette singularité initiale proprement yankee qui, aux yeux de ses concitoyens comme à ceux du monde, fit de cette légendaire Amérique du Nord, un synonyme de fierté. Dire que le cinéma aurait influencé sa politique intérieure et extérieure serait sans doute exagéré, mais soutenir que cette même politique a pu inspirer le cinéma au point (par une sorte de feed-back systémique que connaissent bien les politologues) que celui-ci a rétroagit sur la politique, est un fait indéniable. La carrière de l'acteur Reagan éclaire à coup sûr la destinée politique de celui que l'on surnommait le "Dutch". Tel est le cinéma reaganien : une vision du monde libérale et conservatrice.

  • Décédé 666 jours avant le premier janvier 2001, Stanley Kubrick fascine comme personne l'inconscient collectif du cinéphile actuel. Kubrick fait partie de cette cohorte de génies juifs qui auront marqué les deux derniers siècles, de Kafka à Einstein en passant par Freud ou encore Mahler. Dans le domaine du cinéma, par la violence et la beauté de ses images, par sa prodigieuse utilisation de la musique, la créativité de ses effets spéciaux, la provocation de ses thèmes, Kubrick a en effet établi de nouveaux jalons. Beaucoup a été écrit sur lui. Mais il nous semblait possible de renouveler l'étude de cette majestueuse cinématographie en utilisant des références nouvelles et des thèmes plus décalés. La salle de bains, la fascination du carcéral, le goût du délire linguistique, les explosions musicales, le rapport ambigu au monde soviétique nous ont semblé des approches susceptibles de renouveler l'intérêt du lecteur et du cinéphile. Les références à Bergson, Freud, Omar Khayyâm nous permettent aussi de pénétrer plus profondément l'imaginaire de l'artiste visuel le plus obsédant de notre temps. On découvre aussi dans ce livre combien Kubrick maîtrisait et imitait ses classiques - Welles, Hitchcock, Walsh. Combien, en fait, ce révolutionnaire du son et de l'image se réclamait d'une vigoureuse tradition du cinéma. Enfin, considérant l'importance de la révolution internet, le livre fait état des dernières trouvailles sur les significations cachées et conspiratrices des films les plus pointus de leur auteur, comme 2001 : l'Odyssée de l'espace, Orange mécanique et Eyes Wide Shut par exemple. Avec Les Mystères de Stanley Kubrick, le lecteur ne sera pas au bout de ses surprises.

  • Enfin un livre sur le paganisme au cinéma : les héros, les mythes, les épopées, le voyage initiatique, l'âge d'or, la femme fatale, l'enlèvement saisonnier, tout vient en fait du paganisme ! Lecontes a souvent mauvaise presse, étant confondu avec la sorcellerie ou la spiritualité New Age. Pourtant cette sensibilité cosmique et féerique continue toujours d'inspirer notre quotidien, malgré le rationalisme et la médiocrité moderne. Ce livre tente de recenser les nobles inspirations du paganisme dans le septième art. Il évoque bien sûr le cinéma français, soulève l'importance excessive du cinéma américain et notre inspiration anglo-saxonne. Puis il évoque d'une manière plus originale la source païenne dans le cinéma soviétique ou japonais de la grande époque, sans oublier celles du cinéma allemand, surtout celui de l'ère muette. L'ouvrage célèbre les contes de fées, les épopées, les adaptations des mythes fondateurs de la tradition nippone ou européenne. Il ignorera certaines cinématographies, quand il insiste sur d'autres. Mais le sujet est bien vaste. Si l'on devait donner quelques noms prestigieux pour illustrer notre livre, nous donnerions ceux de Walsh, Lang, Kurosawa, celui de son compatriote Inagaki, génie païen oublié (lion d'or et oscar en son temps) du cinéma. Et bien sûr ceux des soviétiques négligés comme Alexandre Rou - officiellement « folkloriste » - et le grand maître ukrainien Ptushko. Mais la France mystérieuse, celle de Cocteau, Rohmer et Duvivier, a aussi son mot à dire. Nous espérons que notre ouvrage redonnera à ce cinéma populaire et cosmologique quelques-unes de ses plus belles lettres de noblesse.

  • Fille de deux comédiens autrichiens très célèbres dans leur pays, Romy Schneider passe une enfance calme et heureuse, malgré le divorce de ses parents. Sa mère Magda la fait débuter au cinéma. En 1955, le succès des Sissi fait d'elle une vedette internationale. Christian Dureau nous raconte ses amours, ses ruptures, ses succès et ses drames au cinéma bien sûr, mais également sur les planches des théâtres et dans sa vie...
    Rappelons ce que Maurice Ronet a déclaré à son propos : " Sa vie de comédienne témoigne de sa prodigieuse énergie... Son métier est probablement la compensation de beaucoup d'autres choses : elle l'assumait comme un psychodrame. Elle s'en servait pour mieux vivre... ".

  • Ridley Scott est le père d'Alien et de Blade runner, ces films-culte qui ont imposé la royauté des effets spéciaux et des techniques d'avant-garde à un cinéma promis depuis aux ingénieurs en enchantement. Mais il est aussi l'auteur de Gladiateur et des nouvelles épopées comme Robin des Bois et Le Royaume des cieux. En même temps il a posé les jalons d'un cinéma féministe avec Thelma et Louise ou néo-noir avec d'autres oeuvres plus discrètes. Récemment, avec Prométhée, Scott a reconquis les grâces du public mondial amateur de SF et dans sa lancée, alors qu'il a plus de soixante-quinze ans, il a décidé de produire une suite à Blade runner et un autre suite à Alien. Venu de la publicité, Ridley Scott s'est imposé comme un des mages d'un ciné­ma moderne basé sur les effets spéciaux et le recyclage des matériaux histo­riques et mythologiques anciens ; c'est ce que nous appelons le rétro­futurisme. Sa carrière est vieille de plus d'un demi-siècle et cet amateur des genres classiques a abordé tous les genres du cinéma de l'âge d'or hollywoodien : péplums, films de gangsters, films noirs [ou néo-noirs], films de navigation, de cinéma épique et d'aventures. Et souvent il l'a fait en reflétant la culture moderne ou postmoderne, basée sur un regard attristé, dé-constructeur, relativiste, et ce, sans perdre le contact avec le public. Ce livre cherche à expliquer en quoi Ridley Scott, ses dizaines de films et leur grand succès commercial et symbolique reflètent notre époque et notre culture classique ou bien moderne ; en quoi aussi ce gentleman britannique a su cultiver son exception culturelle, son style cinématographique incomparable et ses conceptions morales bien personnelles. Le but de ce livre est ainsi de montrer qu'il est impossible de comprendre notre époque et sa culture en ignorant les films de Ridley.

  • William Holden, l'un des géants d'Hollywood, héros du Pont de la Rivière Kwaï, Sunset Boulevard, La Horde sauvage, et d'autres chefs-d'oeuvre du cinéma. Une vie sentimentale agitée, des amours avec la plupart de ses partenaires dont Kim Novak, Capucine, Stefanie Powers, un coup de foudre pour Audrey Hepburn, une liaison secrète avec Grace Kelly. Des problèmes d'alcoolisme... Et une disparition tragique, stupide et d'autant plus atroce. Voici quelques jours de son existence.
    Homme de presse, Christian Dureau a été, dans les années 70, rédacteur en chef de magazines pour jeunes avant de s'orienter vers le cinéma. Critique, auteur de scénarios et de romans, on lui doit le premier « Dictionnaire Mondial des Comédiens », publié en 1980 et réédité à plusieurs reprises depuis. Il est aussi l'auteur de nombreuses biographies de vedettes, de John Wayne à Paul Newman, en passant par Romy Schneider, Édith Piaf, Clint Eastwood ou Claude François. À ce jour, près de 100 livres portent sa signature.

  • Qui sait que l'opérette est née en France ? C'était en 1842 grâce à Florimond Ronger et sa création L'Ours et le Pacha qui voulait distraire les pensionnaires... d'un asile d'aliénés à Bicêtre ! Ce genre musical où se mêle comédie, chant et danse n'a depuis jamais cessé d'enchanter un public passionné, souvent jeune contrairement à ce que certains pourrait imaginer. Des compositeurs passés à la postérité (Léo Delibes, Charles Lecocq, Louis Varney, Gaston Serpette, André Messager, Franz Lehár, Vincent Scotto, Francis Lopez, etc. mais surtout Jacques Offenbach) lui ont donné ses lettres de noblesses...

  • À la veille de IIe Guerre mondiale, Corinne Luchaire est une jeune star du 7e Art, promis à brillant ave­nir d'actrice. Mais c'est aussi la fille de Jean Luchaire, directeur des Nouveaux Temps à partir de novem­bre 1940 et imposé par son ami Otto Abetz à la tête des organisations professionnelles de presse : la Corporation nationale de la presse française. Jean Luchaire prônera ouvertement la Collaboration - bien qu'ayant protégé des juifs, notamment Simone Kaminker, la future actrice Simone Signoret). En 1944, à Sigmaringen, son père lancera encore un quotidien destiné aux français du STO et sera nommé com­missaire à l'information de la Commission gouvernementale créée par Fernand de Brinon. Réfugié en Italie, la famille Luchaire est finalement arrêtée et le père condamné à mort et exécuté le 22 février 1946. À travers le regard sincère et souvent ingénue de Corinne Luchaire, ses confidences et ses souvenirs - notamment ses rencontres ou ses amitiés dans le monde de la politique (Otto Abetz, Curzio Malaparte, le ministre de Mussolini Pavolini, les Français de Sigmaringen, etc.) et du spectacle (Jean-Pierre Aumont, Danielle Darrieux, Fernand Gravey, Michel Simon, Charles Trénet, Ray Ventura, etc.), tous les évé­nements dramatiques, mais aussi bouleversants et fascinants d'une épo­que qui ne cesse encore aujourd'hui de nous hanter.

  • Qui n'adore Chantons sous la pluie, Brigadoon ou Drôle de frimousse ? Ce livre passionné sur la comédie musicale américaine relie ce genre cinématographique à l'âge d'or des années Truman et Eisenhower. Son approche est donc historique se termine à l'orée des années soixante. Le livre étudie la comédie musicale dans le cadre plus sinistre aussi des années de la Dépression et de la IIe Guerre mondiale, de 1929 à 1945. Dans le même temps il se veut une recherche énergique sur un genre artistique et industriel très élaboré, reposant sur la collaboration active et anonyme de dizaines de corps de métiers (musique, théâtre, décors, photographie). Enfin le livre se veut, par la plume de ses auteurs, une étude symbolique sur les aspects les plus ésotériques et poétiques de ce genre qui disait-on était là pour célébrer la patrie, les gens simples, et le monde. Il insiste sur le rôle des femmes et de la cause amoureuse, et qui ont fait de la comédie musicale un art courtois des temps modernes. Il se compose de trois mouvements, le premier qui étudie le genre et ses caractères, le deuxième qui étudie la symbolique des danses et des notes, le troisième qui présente les « quarante violeurs de notre imaginaire », soit les grandes oeuvres connues ou oubliées, ainsi qu'un assortiment des grands noms qui ont marqué cet art et son âge d'or.

    Nicolas Bonnal est l'auteur de monographies (Tolkien, Mitterrand, Annaud,...) et d'une dizaine de livres sur l'histoire et les grands noms du cinéma (Hitchcock, Kubrick, Ridley Scott). Son épouse Tetyana, musicologue et traductrice de Pouchkine et Boris Pasternak, le guide ici dans son approche de la symbolique des grandes danses hollywoodiennes.

  • Discographie (1903-2012) des interprètes du poète Gaston Couté par Alain Renault.

  • On ne peut pas avoir "évolué" dans l'univers du "show bizness" pendant presque 30 ans sans que "ça" laisse des traces... La fréquentation des plateaux de télévisions, des scènes parisiennes et provinciales, des fameuses tournées d'été, des studios d'enregistrement, des soirées plus ou moins mondaines engendre des rencontres de toutes sortes... Les "vedettes", les musiciens, les créateurs, mais aussi, les "blaireaux", les pique-assiettes, les parasites constituent l'environnement quotidien... Les rencontres sont souvent étonnantes et si elles peuvent être aussi surréalistes, exotiques, déroutantes, elles sont toutes inoubliables ! Ou presque... Jacques Chirac, Serge Gainsbourg, Gérard Depardieu, Patrick Sébastien, Pierre Perret, Guy Béart, Renaud (et tant d'autres !) font partie du décor au même titre que Robert Merlan, Lucette Chombier ou Émile Brougnard... Ces petites nouvelles relatées avec bonne humeur et légèreté sont regroupées sans chronologie ni préférence... Le seul but de l'auteur est de détendre l'atmosphère, de vous faire sourire, ou plus si affinité !

  • 2200 ans d'histoire introduits par 600 opéras. Existe-t-il des lecteurs aimant à la fois la Rome antique et l'opéra ? Sans doute ne sont-ils pas légion ? Quel que soit leur nombre, peut-être trouveront-ils à la lecture du présent ouvrage un intérêt, voire un plaisir, rejoignant ceux que j'ai éprouvés lors de sa rédaction. Quoi qu'on en pense, ce mariage insolite de 2200 ans d'histoire romaine et de 400 ans d'art lyrique n'en a pas moins été fécond puisqu'il a accouché de près de 600 opéras ! Succès d'un jour ou de toujours, oeuvres mort-nées ou immortelles, j'ai tenté de les débusquer et leurs titres m'ont permis d'évoquer une histoire romaine dont la chronologie ne progresse qu'avec leur introduction et des explications-relais nécessaires à la bonne compréhension de l'ensemble. Quand plusieurs opéras titrent sur le même personnage ou le même évènement, ils sont classés d'après la date de leur création ou de leur première représentation. Les éléments biographiques des compositeurs sont donnés avec la première apparition d'un de leurs opéras dans la chronologie romaine. Leurs autres oeuvres y renvoient systématiquement. À la fin de chaque partie, quelques paragraphes sont consacrés à l'évolution de l'art lyrique, aux compositeur ou à leurs oeuvres. S'agissant d'un hommage à l'Italie, on comprendra que ses musiciens soient ici à l'honneur, Verdi notamment.
    André Lama, ancien inspecteur divisionnaire de la Police Judiciaire parisienne, est l'auteur de plusieurs livres.

  • On l'appelait le Duke, il était le symbole de l'Amérique, l'un des plus grands noms du cinéma hollywoodien.
    Vingt-deux ans après sa disparition, John Wayne est toujours aussi présent dans les coeurs mais aussi sur les petits écrans. La plupart de ses cent cinquante-trois films sont régulièrement diffusés à la télévision et réédités en vidéo, en laser disc et en DVD. Il reste et demeurera toujours une légende américaine, avec ses faiblesses d'homme et ses actes d'héroïsme. Avec son aura hors du commun.

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