Geste

  • De l'automne 1944 à mai 1945, des garnisons allemandes sont restées retranchées sur la façade atlantique. Au sud de la Loire, leur siège a principalement reposé sur des contingents issus des Forces françaises de l'intérieur, mêlant anciens résistants et volontaires de l'automne 1944. L'étude de ces fronts est longtemps restée dominée par le seul récit des opérations militaires. Les archives disponibles ne s'y cantonnent cependant pas. Elles permettent aussi d'appréhender les conditions de vie, les aspirations et l'environnement social des combattants français. Telle est, au sujet des fronts du Médoc, de Royan et de La Rochelle, la proposition de cet ouvrage. Il accorde une large place aux extraits d'archives, qu'il s'agisse de rapports militaires, de reportages de la presse mais aussi de chansons ou de journaux composés par les combattants eux mêmes au cours du long siège des poches de l'Atlantique.
    Docteur en histoire et ingénieur, Stéphane Weiss est chercheur associé au Centre de recherche interdisciplinaire en histoire (CRIHAM) à l'Université de Poitiers. Il collabore régulièrement à des revues régionales comme à des revues universitaires ou à la Revue historique des Armées. Ses travaux portent sur la politique française de réarmement et les dynamiques régionales de sortie de guerre en 1944-1945. Les régions du Sud-Ouest et du Centre-Ouest, formant l'hinterland des fronts des poches de l'Atlantique, constituent l'un de ses principaux terrains d'analyse.

  • Raoul Gaschard est fait prisonnier par l'armée allemande le 15 mai 1940.
    Avec Robert Postaire, son complice, ils s'évadent six fois en sept mois, d'octobre 1940 à avril 1941: les trois premières évasions du Stalag IV B, près de Dresde, la quatrième d'un Kommando disciplinaire, la cinquième et la sixième au cours de leur quatrième cavale. Raoul Gaschard rédige " à chaud ", en mai et juin 1941, le récit de ses évasions. Dès 1942, il entre dans la Résistance et fonde l'un des premiers groupes en zone non occupée, dans l'est de la Vienne.
    Resté au fond d'un tiroir jusqu'en 1999, ce récit nous est présenté et annoté par Christian Richard.

  • Une enfance et une adolescence tourmentées par l'abandon de la mère. Heureusement, il y a la grand-mère dans cette maison adossée à la forêt de Mervent en Vendée. Mais la blessure ne se refermera pas. Peut-on vivre sans amour ? Il faudra en trouver beaucoup. Devenue institutrice à cause d'une vocation contrariée, cette aventureuse jeune femme se passionne pour la peinture et la littérature. Et la voilà qui, en 1939 parcourt le Bocage à moto et en pantalon, grimpe les cols des Pyrénées à vélo. Ce sera une instit pas ordinaire dans un temps où l'Ecole laïque ou libre imposait rigueur et austérité. Témoignage étonnant de verve et de jeunesse.

  • Un livre de mémoire composé de dizaines de témoignagnes sur la Résistance en Vendée. Michel Gautier rend ici compte d'une histoire encore récente, faisant partie de l'identité des Vendéens. Il fait le portrait des hommes et des femmes qui ont franchi avec courage le pas de la Résistance, dans le contexte fidèlement retranscrit d'une Vendée occupée, où la majorité voyait en Pétain le restaurateur de l'ordre ancien. 1943 fut l'année terrible de la Résistance vendéenne, la prise des armes, les combats jusqu'au 8 mai 1945, la violence des arrestations et des déportations. L'occupation et la résistance en Vendée, comme dans le reste de la France, sont illustrées par l'héroïsme de certains et les brutalités d'autres. Sans condamner ni juger, l'auteur permet de découvrir comment les Vendéens ont secouru ou dénoncé des Juifs, comment certaines victimes ont été tondues et d'autres exécutées dans ce lieu, et enfin comment, malgré ces instabilités coupables, beaucoup ont essayé de vivre leur vie.
    Michel Gautier est né dans une famille paysanne de Vendée. Il a enseigné les lettres classiques. Son activité éditoriale et associative est consacrée à la promotion de la langue et de la culture régionales. Collecteur de la tradition orale, il a notamment publié Mémoire populaire des Vendéens (Geste éditions, 2005). Il a réalisé avec Bruneau Faivre de Canal 15 une série de quarante émissions Histoires de pays, dont cinq émissions sur la Résistance.

  • Ce témoignage est celui d'une femme vendéenne, ouvrière depuis ses 15 ans, qui s'est battue pour le droit des travailleurs. Catherine n'admet pas les conditions de travail déplorables des ouvriers dans le Bocage vendéen. Lorsqu'elle décide de créer une section syndicale dans son entreprise, elle est considérée comme une gêneuse. S'enchaînent alors vexations, insultes, agressions verbales et physiques, et finalement licenciement. Ce récit, à la fois personnel, plein de souffrance et d'émotion, est aujourd'hui encore, d'actualité. Il est encore le reflet des conditions de travail de certains salariés et reste porteur d'espoir pour les travailleurs en quête de respect.

  • Roland Mornet nous livre dans cet ouvrage un des visages de la Première Guerre mondiale en l'abordant non pas de la terre, mais de la mer. Tout n'avait pas été dit et écrit sur la guerre en mer et en particulier aux abords de nos côtes. Roland Mornet, enrichi de ses multiples recherches archivistiques (faites au Service historique de la marine ainsi qu'au Service historique de la défense à Rochefort), s'emploie à réparer cette erreur en proposant un récit chronologique des faits allant du secteur de la Loire à la frontière espagnole. Il publie son livre en 2017, seulement un siècle après l'année 1917, qui fut la plus meurtrière de la période 14-18.

  • L'ouvrage sort de l'oubli et de l'anonymat des luttes collectives les acteurs des débuts du mouvement ouvrier choletais et met en lumière près de 350 militants.À Cholet, première ville industrielle du département, des chefs vendéens et républicains ont donné leur nom à quelques rues mais pas une seule figure ouvrière n'est honorée d'une telle attention. Le monde du travail, rendu invisible par le tropisme de la tradition vendéenne, est le trou noir de la mémoire choletaise. Par-delà l'approche biographique, il esquisse un portrait collectif des militants membres des trois syndicats adhérents à la Bourse du travail.

  • Dans cette autobiographie, l'auteur raconte sa petite enfance de 1936 à 1945, dans le sud du bocage vendéen et la plaine de Luçon.
    De ces premières années à la campagne, il se remémore de très nombreuses anecdotes allant de naïves interprétations de la vie quotidienne à des pratiques conviviales hautes en couleurs. Mais la guerre n'est jamais loin : le père de Jacque Arrignon va par exemple être à deux doigts de se faire arrêter pour avoir voulu garder une bicyclette qui lui appartenait...
    La campagne vendéenne se dessine en filigrane tout au long de l'ouvrage avec même, de temps en temps, quelques phrases en parlanjhe !

  • Une vie vendéenne rurale, entre révolution et tradition

    Ce récit authentique est écrit à la manière dune autobiographie. Lhistoire de cette famille vendéenne est celle de toute une génération, oscillant entre envie de vivre «comme à la ville» et leur profond attachement aux traditions rurales.
    Du début du siècle dernier jusquaux années 80, nous suivons les pérégrinations et les évolutions de ces personnages pour qui tout va changer Fini leur patois, leurs coutumes, les pratiques religieuses dun autre âge et la vie au rythme des saisons agricoles, place à la modernité et son rythme effréné, ses boutiques, ses services, ses nouveaux métiers
    Une chronique vendéenne au c½ur des bouleversements de toute une vie, à travers les yeux dun enfant.
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  • Fruit d'un travail de collectage de paroles et de photographies sur quatre territoires de Nouvelle­Aquitaine, ce livre traduit l'expression poétique portée par les artistes, glaneurs d'histoires, de visages et de paysages. Des rencontres pour raconter des petits bouts de vie de femmes et d'hommes qui font un territoire, un pays ... Autant de rencontres et de chemins qui tissent et qui maillent les liens indispensables pour faire ensemble cultures et territoires. Des Paroles de villages, comme autant de promesses pour élargir nos horizons, ensemencer nos imaginaires et simplement faire humanité en ces pays de Nouvelle-Aquitaine qui murmurent et bruissent de paysages multiples, de langues plurielles et de cultures métissées.

  • L'auteur nous raconte ici sa propre histoire : son métier de médecin de campagne aux quatre coins de la France. 40 ans d'anecdotes avec notamment la période trouble de l'Occupation allemande. Drôles et cocasses, les situations réellement vécues sont parfois dramatiques. Le témoignage poignant du médecin des campagnes nous renvoie une vision pleine d'humanité de ce métier au coeur des angoisses mais aussi des espérances des paysans et des personnes habitant en milieu rural.

  • A 33 ans, Olivia Frost, dotée de la double nationalité franco- allemande, d'une génitrice consternante découvre par hasard un épisode fort troublant du passé de sa grand-mère Julie.

    Entre curiosité et crainte de ce qu'elle pourrait mettre à jour, Olivia s'insinue dans l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et celle, peu connue, de la poche de Saint-Nazaire. Cette histoire de la poche, ou plutôt celle de ses "empochés", derniers libérés de l'Europe nazie, c'est avant tout le journal que Julie tient depuis son enfance dans les années 1930 et ce jusqu'à une tardive et ultime libération qui en sera la clé...

  • Homme de gauche, de convictions socialistes, Jean-MichelClément a été le témoin de l'essoufflement de son parti jusqu'à son acmé en 2017, et de la remise en question du clivage Gauche/Droite incarnée par Emmanuel Macron. Député de la Vienne depuis 2007, il a été un observateur attentif de ce qui devait être une « révolution », et s'est finalement avéré être un projet libéral assumé, porté par un parti sans autre ancrage et référence qu'un président de la République de plus en plus seul, dans une société plus que jamais fracturée. Au fil de billets régulièrement publiés sur son blog, entre 2016 et 2020, il rend compte de ce qu'est concrètement l'action d'un parlementaire, et retrace nombre d'épisodes de l'histoire politique récente, en éclairant la vraie nature du macronisme : permanente influence du monde des affaires qui profite - sans en avoir l'air - des lois adoptées ; libertés sacrifiées au nom d'impératifs sécuritaires sans cesse invoqués ; corps intermédiaires accusés de freiner les réformes ; territoires de la République oubliés au profit d'une start-up nation très métropolitaine. Premier à quitter le groupe majoritaire à l'Assemblée en avril 2018, il montre combien la fidélité à ses valeurs et à son engagement au côté des plus fragiles continue de déterminer son parcours politique et sa cohérence. Il en appelle au réveil citoyen et démocratique, et à réinvestir le champ du politique pour imaginer de nouveaux modèles, plus solidaires, coopératifs et respectueux du vivant.

  • Un témoignage de la « Grande Histoire », vécue dans et avec différents pays, des régions inscrites dans l'actualité récente et/ou parfois dans des zones de conflits. International, culture et francophonie, sont les maîtres mots de cet ouvrage. Une enfance familiale sur fond de guerre d'Algérie et de partage avec un couple d'exilés catalans de la guerre civile espagnole, mais également en Egypte, Arabie saoudite et au Bénin. Puis, depuis La Rochelle, ville ouverte sur le monde, et des coopérations et des rencontres avec l'Algérie, le Liban, le Québec et la Bulgarie. Un parcours sur le terrain, dans différents « théâtres » de la comédie ou de la tragédie humaine. Un regard sous un angle différent des analyses théoriques habituelles. Une plongée géopolitique, mais où se mêlent passion, affection, regrets et espoirs.
    Après une enfance et une adolescence poitevine a fréquenter divers établissements d'action culturelle, (MC, CAC), à Aix-en-Provence, Le Havre, Annecy... Jean Pierre Heintz a organisé des tournées de spectacle vivant sous l'égide du ministère des affaires étrangères au Maroc. Il a été directeur du centre culturel français de Dakar, puis a intégré le département des affaires internationales du ministère de la culture : chargé de mission pour l'Afrique, le Proche et le Moyen-Orient, la francophonie et l'exportation des industries musicales. Directeur des affaires culturelles de La Rochelle, il a présidé l'association des directeurs d'affaires culturelles des grande villes et agglomérations de

  • 2 ans après le succès de son premier roman autobiographique, Olivier Dantan nous offre la suite de son histoire.
    Au sortir de la guerre, à 11 ans, il est envoyé en pension pour suivre ses études au collège. De ce lieu « prison », comme il l'appelle, il ne garde pas beaucoup de bons souvenirs. C'est aussi le moment de grandir, de s'affirmer face à cette mère qu'il vénère, de découvrir les douleurs du deuil, la joie de l'émancipation, le difficile travail des champs. Vient ensuite le temps de la vie indépendante, à Paris, où il s'adapte facilement, sans oublier ses racines qu'il retrouve chaque fois qu'il le peut.
    Tout l'apprentissage de la vie, de l'adolescence à l'âge adulte, entre doutes, détachement et certitudes.
    Un hymne aux années 1950, ces années où tout était possible.

  • "Début 1944, un groupe de jeunes résistants se constitue et secache dans un bois au sud de Compreignac, en Haute-Vienne. Le 8 février 1944, une opération de la police française tue trois d'entre eux. La stèle du Mas-Barry ne rend hommage qu'à un seul « combattant du maquis, mort pour la France ». Mais qui était-il, et qui étaient ces deux autres hommes ? Nous suivons avec l'auteur la quête qui va l'amener à établir comment ces jeunes gens se sont retrouvés dans les bois de Compreignac... Cette recherche de documents dura quatre ans. Les témoignages se faisaient rares : les bouches sont restées fermées trop longtemps. On sent le poids d'un passé complexe. Une enquête brillamment menée qui établit les faits, contextualise, permettant d'établir la « vérité », d'effectuer la mise à jour des faits ignorés ou tus pendant des décennies et d'éclairer des points aveugles de la mémoire collective Né en 1966 à Guéret, Christian Penot est cadre supérieur à La Poste. Passionné par l'histoire de la Seconde Guerre mondiale il est membre de plusieurs associations dont l'Association pour la Recherche sur le Résistance et l'Occupation en Creuse. Il est l'auteur de nombreux articles sur la période : les parachutages, les missions alliées, la police dans la Résistance, la collaboration et l'épuration... Il a également publié une biographie du lieutenant-colonel Albert Fossey-François, chef départemental des FFI de la Creuse."

  • Nous sommes en 1939. Luigi, Maria et leur bébé fuient l'Italie après avoir été dénoncés pour avoir hébergé des militants anti-fascistes. Ils arrivent sur la commune de Vigen, au sud de Limoges. Au départ considérés avec méfiance, ils sont vite intégrés par le marquis de Ligoure, maître du domaine. Ils partagent alors le quotidien de cet homme et de toute la communauté durant les heures les plus sombres de la France et du Limousin. Christian Laîné ancre largement son roman dans la Deuxième Guerre mondiale et décrit le quotidien de la résistance locale. Soucieux de précision et de vérité, l'auteur mêle son récit à des détails historiques réels. Son roman rend hommage aux résistants de tous bords et de toutes conditions qui se sont battus pour préserver une part d'humanité dans les moments noirs de l'occupation en France.
    Avec Le Marquis patriote, Christian Laîné signe son deuxième livre. Né en 1961 en Picardie, il n'aura de cesse, dès la plus tendre enfance, de rallier le Limousin, dont il tombe fou amoureux et s'y installe définitivement en 1985. Passionné d'Histoire et de langues vivantes, il leur consacre une partie de son temps libre. Adepte de VTT, il adore partir dans la campagne limousine, à la recherche de vieux édifices, de forêts profondes et des ruisseaux . Enfin, Christian Laîné aime les jeux de mots et autres calembours. Il ne peut, d'ailleurs s'empêcher d'en glisser quelques uns dans ses écrits.

  • Geneviève Favreau, la veuve de Benjamin Favreau, nous livre ici le témoignage poignant de son époux, Robert Favreau. Dès les premières heures de la défaite française de 1940, il s'engage avec «une petite cohorte d'irréductibles, venus de tous les coins du monde». Ils se rassemblent derrière le Général de Gaulle et «soutinrent le combat de la France partout où il purent».
    Par ce témoignage, Monsieur Favreu cherche à savoir qui étaient ces hommes et «que cherchaientils de plus précieux que la vie» ?
    En deux grands chapitres chronologiques ( de juin 1940 à 1941 et l'année 1942), il nous présente les actions menées par cette armée de l'ombre, essentiellement en dehors du territoire français : en Afrique dans les premiers temps (Conakry en Guinée, la Sierra Léone, le Congo), puis en Amérique du Sud et enfin au Proche Orient (en Syrie, en Lybie et en Égypte) notamment dans les batailles de Bir-Hakeim (mai 1942) et El Alamein (deux batailles : en juin et septembre 1942).
    C'est le témoignage d'un combat en dehors de nos frontières pour la paix et la liberté que nous livre ici Geneviève Favreau, en mémoire de son mari et de tous les combattants qui se sont battus pour la Résistance.

  • Âgée de 12 ans en 1940, Monique Maugas- Bauzou n'a qu'une préoccupation : être reçue au Certificat d'Etudes. Pourtant depuis le mois de mai, la radio ne cesse de parler de la percée des troupes allemandes et du contournement de la ligne Maginot. Dans son école, deux fillettes sont arrivées, réfugiées du Nord et dans sa famille on commence aussi à parler de départ.
    J'ai douze ans à l'Exode est un texte dans lequel Monique Maugas-Bauzou donne une version touchante et sincère de cette période noire de l'Histoire de France. Elle relate le quotidien de sa famille et des personnes qu'elle a croisées décrivant les souffrances et les privations rencontrées tout au long de son parcours mais aussi la solidarité humaine qui a probablement permis à de nombreuses personnes de survivre.

  • Dans les années 1940-1960, au coeur de la plaine vendéenne, le métier rural de forgeron maréchal-ferrant est en train de mourir.
    Dans le même temps, le monde agricole s'engage dans une mutation décisive. mon père forgeron maréchal-ferrant est le récit de la vie d'une famille, mais aussi la découverte d'un bourg de 700 habitants avec sa mentalité, son parler, ses originalités, ses anecdotes. il raconte le passage d'un xixe siècle languissant à une modernisation brutale.

  • La vie de François Migeon, ancien combattant 1914-1918, bascule un jour de juin 1944 dans sa ferme à Allonne dans les Deux-Sèvres. Dénoncé, livré à l'occupant, il est emprisonné à la caserne Duguesclin à Niort, au motif de détention d'armes. Il est transporté à la Prison de la Pierre Levée à Poitiers et transféré au camp de concentration de répression Natzweiler-Struthof en Alsace, au titre de déporté politique NN, puis à Dachau en Allemagne et par la suite à Ohrdruf, kommando de Buchenwald en Thuringe, d'où il ne reviendra pas. 73 ans après les faits, sa petite-fille lève les secrets de famille. Émue dès son plus jeune âge par cette absence, elle s'imagine le pire. En 2008, le nom de son grand-père paternel est porté sur le mémorial de Lageon dédié aux résistants-déportés du Nord-Deux­Sèvres morts pour la France. Suite à cette reconnaissance, elle mène une enquête minutieuse et participe aux voyages mémoriels proposés par les associations de déportés afin d'appréhender les lieux et de rencontrer les déportés survivants et leur famille. Par cet ouvrage, elle rend hommage certes à son grand-père, mais aussi aux héros discrets de la Résistance française. De pure souche gâtinaise depuis plusieurs générations, elle décrit également la vie d'un paysan dans les années 1940 en plein Poitou.

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