• Vipère au poing, c'est le combat impitoyable livré par Jean Rezeau, dit Brasse-Bouillon, et par ses frères à leur mère, une femme odieuse qu'ils ont surnommée Folcoche. Cri de haine et de révolte, ce roman, largement autobiographique, le premier d'Hervé Bazin, lui apporta la célébrité et le classa d'emblée parmi les écrivains les plus lus du XXe siècle.

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  • >Hervé Bazin La Mort du petit cheval Jean Rezeau a beau être maintenant éloigné de sa mère, la terrible Folcoche, sa tyrannie le poursuit.
    Des années de haine ne l'ont pas préparé à l'amour et il faudra qu'il fasse son apprentissage. A travers différentes expériences, Jean s'y appliquera et, peu à peu, il découvrira le bonheur.
    La cruauté de l'analyse, le cynisme émouvant du héros et l'acidité du style font du roman d'Hervé Bazin un des meilleurs réquisitoires contre un certain type d'oppression familiale.

  • Une grave épidémie arrive de Bombay, qui va ravager la planète : on l'appelle "la surgrippe". Directeur du Centre européen de virologie, Eric Aleaume va contribuer à la lutte contre le fléau. La surgrippe atteint sa femme qui en meurt, puis sa belle-mère et nombre de ses amis. Le massacre de 1918 se répète (la grippe espagnole), jusqu'à ce qu'enfin un vaccin classique soit mis au point. Le fléau s'apaise au nord, mais glisse vers le Sud austral. Eric a au moins sauvé son oncle et sa fille, mais il apprend que Martin, son adjoint, est mort à Bombay où il était parti en vacances avec son amie, quelques jours avant le déclenchement de l'épidémie. Il y a 95% de chances qu'il l'y ait apportée. Eric se souvenait d'un manquement de Martin aux règles de sécurité régissant le laboratoire. Considéré comme un sauveur, Eric pourrait aussi être tenu responsable d'un mondial homicide par imprudence. Se découvrant atteint d'un cancer du foie qui lui promet la mort avant six mois, il rédige un compte rendu (le roman) que son notaire devra remettre au C.E.V. après son enterrement. Dieu créa le monde en six jours et le septième se reposa. Le huitième, il chassa Adam et Eve du Paradis. Nous vivons le neuvième jour, où l'homme a pris la place de Dieu, pouvant agir sur la Création, la détruisant ou la transformant à son gré par la science, particulièrement la biologie moléculaire.

  • Encore aujourd hui, Louis Pasteur reste le scientifique français le plus célèbre au monde. Explorant des domaines pratiquement inconnus à son époque, il leur a apporté des développements inattendus. L'apothéose de son oeuvre est le combat victorieux contre la rage, mais l'hygiène et la vaccination, deux concepts majeurs de la lutte contre les maladies infectieuses, sont également en grande partie le fruit de son travail. La IIIe République l'érigea en mythe national, se fondant sur ses découvertes scientifiques et sa personnalité : des origines modestes, un labeur acharné, un désintéressement personnel et financier, une discrétion réelle, et enfin l amour de sa famille et de sa terre natale qu était le Jura. Louis Pasteur a inspiré plusieurs centaines de biographies. Celle-ci le raconte par l'image tel qu il était vu par ses contemporains : d'un côté l'homme depuis sa jeunesse jusqu'à la postérité, de l'autre le savant dans son travail quotidien.

  • On ne dort plus guère à Saint-Leup du Craonnais : les femmes y brülent avec une régularité qui exclut le hasard. Et le soupçon, plus encore que la menace, empoisonne le village.L'incendiaire ? On le découvre au cours de péripéties hallucinantes où chaque personnage se révèle dans sa vérité : Monsieur Heaume, une manière de châtelain ; Degoutte, le menuisier, et son fils demeuré ; Ralingue, l'épicier chef des pompiers ; Eva Colu qui fuit une vie devenue insupportable ; Bertrand, son mari, contraint par une abominable brûlure de guerre à vivre masqué et qui, depuis, combat le feu avec acharnement.Le cauchemar de Saint-Leup est raconté par Céline, la fille unique d'Eva et de Bertrand. A la lueur des incendies, c'est toute l'existence d'un village qui nous apparaît, dans sa profondeur, avec ses passions et ses rancunes.

  • Qu'un septuagénaire entreprenne la reconquête du bonheur - et qui plus est : avec une jeune femme -, cela choque encore. pourtant, à une époque où les trois quarts d'entre nous sont sûrs de disposer, en bon état, de trois quarts de siècle, le {démon de minuit} est un fait de société. au prix de tous les risques, y compris celui de la crise cardiaque, y compris celui de la paternité tardive, ce défi à la mort devient un hymne à l'existence. hervé bazin sait ce dont il parle. avec la violence du trait, avec la précision cruelle - et parfois crue - qui masquent chez lui la tendresse comme la souffrance et ont fait le succès de tous ses romans, il nous offre le portrait d'un homme qui refuse les tabous ainsi que les usures et les humiliations de l'âge. la vieillesse commence par le mot {vie} et le contient jusqu'au bout. ce qu'on peut en déplorer ne justifie aucune résignation. gérard, le héros du {démon de minuit}, entend vivre et mourir debout. et heureux si possible.

  • Quoi de plus féroce et impitoyable que l'ostracisme d'une petite ville contre ceux qui, à tort ou à raison, ont encouru la réprobation vertueuse des bonnes gens ? A ce diktat du conformisme frappant la vieille Emma, seul s'oppose Nicolas le tonnelier, qui parviendra coûte que coûte à faire mettre à tous chapeau bas devant son cercueil.
    Humoristique, grave, dramatique : au long des sept récits de ce volume, l'auteur de Vipère au poing joue sur tous les registres. Avec une tendresse marquée pour les réprouvés, les maladroits, ceux qui tentent à leur façon de rendre le monde moins laid, la vie moins cruelle...

  • " Un pickpocket, ravi d'avoir volé le portefeuille du commissaire qui l'a humilié, y trouve une ironique punition... Le " grand méchant doux ", le plus inoffensif des hommes, parviendra à récupérer - le jour de son mariage - celle qui lui a préféré un rival... Un malade mental rédige un projet d'abri anti-atomique sur le bord de la Loire...
    Passant du rose au noir avec un bonheur égal, le romancier de Vipère au poing et de L'Ecole des pères retrouve dans ces huit nouvelles le réalisme vigoureux, la férocité et l'émotion qui ont fait son immense succès.
    Tout Bazin est là : imprévisible, amoureux des mots, moquant les hommes et clignant de l'oeil vers le destin.
    Gilles Pudlowski, Le Point. "

  • Cette édition en langue anglaise est beaucoup plus qu'une simple traduction de l'ouvrage "L'Histoire des vaccinations" publié en 2008 dans la même collection. En effet, l'édition française a été totalement révisée et enrichie. Elle comporte notamment un chapitre entièrement original consacré à la fièvre jaune. Des illustrations plus nombreuses sont proposées. Ce livre suscitera sans aucun doute un fort intérêt de la part du grand public autant que de celle des spécialistes. En effet, l'histoire des vaccinations constitue une phase importante de celle de l'humanité. Avec le développement de l'hygiène, les vaccinations ont, sans aucun doute, été le progrès le plus marquant de la médecine. Pourtant, ce sujet qui a révolutionné la médecine des hommes et des animaux est longtemps resté peu ou très mal exploré. Voici cet oubli réparé grâce à cet ouvrage passionnant. Tous les textes de Pasteur qui ont été traduits proviennent des écrits originaux trouvés dans ses cahiers de laboratoire. Enfin, les problèmes moraux soulevés par l'emploi des vaccins sont abordés avec, parfois, de curieuses ressemblances avec des situations actuelles.

  • Portraits de famille

    Hervé Bazin

    • Omnibus
    • 10 Mars 2011

    Hervé Bazin fut l'un des grands écrivains de l'après-guerre, et connut un immense succès dès la parution de son premier roman, en 1948, Vipère au poing. A l'occasion du centenaire de sa naissance, voici réunis cinq romans qui ont fait qualifier Hervé Bazin de « romancier de la famille », en peintre des relations difficiles, voire impossibles, qui peuvent régner dans un foyer. Ce sont Vipère au poing et la célèbre figure de Folcoche, La Tête contre les murs, l'histoire d'un jeune homme en rupture de ban, Qui j'ose aimer et l'irruption d'un homme dans un cercle familial féminin, Au nom du fils et les rapports complexes entre un veuf et son fils et Le Matrimoine, récit pétillant d'un jeune marié découvrant la réalité de la vie d'époux et de père. Choisis par Pierre Moustiers, spécialiste de Hervé Bazin, qui lui a consacré un essai littéraire et un documentaire de la série "Un siècle d'écrivains", ces romans démontrent que Bazin demeure un écrivain d'une réelle modernité. Il est temps de lui redonner sa place dans le paysage de la littérature du XXe siècle.

  • Entre l'enfant penché sur l'alphabet, dans la nursery de la rue du temple, à angers, et les différents êtres en qui différents âges m'ont transformé, me voici, avec mes idées, mes humeurs, mes émotions, mes aveux, mes silences, mes contradictions, mes traits de caractère - et mille anecdotes. mon autobiographie, en quelque sorte... oui, mais sous une forme un peu spéciale.

    Celle de l'abécédaire. n'ayant jamais tenu de journal, au sens strict, mais depuis des années jeté des notes dans un cartonnier, j'ai pensé qu'elles ne relevaient ni du temps mobile du calendrier ni d'un "temps immobile" mais d'un classement alphabétique. de a à z. de a, je suis loin. de z, je m'approche. voici, par le biais d'un lexique, une bonne part de ma vie. h.b.

  • C'est de sa double activit d'auteur d'une importante oeuvre romanesque et de prsident de l'Acadmie Goncourt, qu'Herv Bazin s'entretient avec Jean-Claude Lamy. Il nous parle aussi de sa famille et de ses relations chaleureuses ou orageuses avec les grands noms de la littrature franaise.

  • Arthur Gérane, le héros de La Tête contre les murs, vit sur les limites combien imprécises et fragiles de la " responsabilité ". Il est capable de mener une vie normale, ou du moins de faire dans la vie normale de longues plongées. L'histoire très émouvante de son mariage le montre digne d'inspirer un amour très fidèle et le plus sain. Pourtant Gérane est un " inadapté " promis aux coups de tête, aux fugues et même aux sales coups. Dès ses premières frasques les magistrats choisissent de le céder aux psychiatres.

    Enfermé, évadé, repris ; de la maison de santé à la section criminelle, en passant par la prison et le quartier de sécurité, Arthur fait en quelque sorte, une " carrière d'aliéné complète ". Par la seule force des choses, il est entraîné vers sa fin horrible, sur une paillasse de gâteux.

  • " Hervé Bazin écrit :
    " En fait de divorce, il en est comme des opérations : il n'y en a pas de bonnes, il n'y a que des nécessaires. " Mais cette solution, parfois inévitable, pose le problème de l'enfant d'une façon dramatique et l'auteur de Vipère au poing nous donne avec Madame Ex un de ses romans les plus émouvants. "

  • Les autres "Ce que je crois" traitent uniquement les deux problèmes existentiels, la religion et la société, le mien est une révision générale et un débat sur tout ce qui fait problème en ce moment. Je me réfère constamment, pour en discuter, non seulement aux philosophies, mais aux sciences (et l'on découvrira ici un auteur qui, jusqu'alors, n'avait pas fait mention de ses connaissances à cet égard). Tout y passe : Dieu (est-il mort ?), la vie (est-elle spontanée ?), la personne (ce confluent), la mort (simple fin), l'amour (qui n'a plus le même sens), la femme (en pleine ascension), la jeunesse (en crise), la famille (en crise aussi), la société (qui fait mouvement), l'espace (qui pourrait élargir notre destin). Le dernier chapitre, rassemblant tout, montre que ceci est la conséquence directe de la formidable mutation technique et idéologique que nous vivons. Ce coup-ci tout arrive dans les mains de l'homme, il peut tout ravager ou tout sauver, c'est à lui de se rendre maître de sa propre puissance - ou de choisir une proche disparition.

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