Fayard

  • Cinquante ans et trente années d'amour, les « noces de perle », est-ce que cela va continuer, disons, jusqu'au bout ? C'est la question que se pose à part soi un couple de Parisiens.

    Roger est architecte, Martine femme au foyer, et c'est en douce que l'un et l'autre vont mettre leur amour à l'épreuve par quelques écarts, cachotteries et diverses tromperies. Le fil d'or de leur entente est-il assez solide pour résister à de telles secousses, ou va-t-il se rompre ?
    En cours de route, on fait de nouvelles rencontres : un autre couple, une femme souffrant poétiquement d'alzheimer, une jeune séductrice aussi, et l'on randonne sur le plateau de Millevaches.


    Tous incidents qu'expose avec finesse et talent Madeleine Chapsal, l'analyste des passions, dans ce roman doux et violent où bien des couples risquent de se reconnaître.

    . Pour en rire, en pleurer, ou peut-être reprendre espoir, une fois la brume dissipée.

  • L'inoubliée

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 8 Mai 2013

    En retrouvant par hasard Eléonore, son ancien amour de jeunesse, Louis mesure à quel point il n'a jamais pu oublier cette liaison romanesque et passionnée. Judith, sa jeune nièce, et occasionnellement sa confidente, s'interroge : en quoi l'amour en ce temps-là était-il différent d'aujourd'hui pour qu'il parvienne à autant perdurer ? Pour son compte, elle n'a que des liaisons passagères avec des hommes intermittents... Serait-ce l'époque qui sécrète un tel pointillisme amoureux ? D'un échec à l'autre, la jeune fille continue pourtant de rêver au grand amour - et, pour en savoir plus sur celui de son oncle, elle va en cachette trouver Eléonore. Surprise, elle découvre qu'en dépit de leurs affrontements Eléonore continue d'aimer Louis. Maintenant le passé s'est dissipé, le souvenir de leurs autres amours a disparu, ne restent plus qu'elle et lui... Est-il trop tard pour le vivre enfin et pour de vrai ce grand amour inoublié ?

  • Bras nus, épaules et naissance des seins à découvert, croupes dans des jupes, des shorts, des jeans ultraserrés, le nudisme féminin se répand. Que ce soit dans les rues, les lieux publics, les magazines, sur les écrans où animatrices, présentatrices, invitées se dénudent sans réserve, quels que soient leur âge ou la saison.
    Alors que les hommes, eux, restent normalement couverts.
    Face à cette différence de comportement, l'idée a fondu sur moi : le corps des femmes appartient toujours aux hommes ! Lesquels l'utilisent, ce corps, l'agressent, l'exploitent, le dominent depuis des millénaires.
    La libération des femmes ne serait-elle qu'un leurre ?

  • Georges et Fanny, la quarantaine, divorcés, sont remariés depuis trois ans... Ils s aiment et leur vie de couple semble parfaitement maîtrisée : ils ne parlent guère du passé, n ont que de rares querelles, pensent la même chose sur la plupart des sujets, y compris la politique.

  • Deux soeurs

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 4 Mai 2011

    Sara voue à sa soeur aînée une jalousie terrifiante qui la pousse à la calomnie et à la violence. « Pourtant nous nous aimions tant quand nous étions enfant... », s´afflige Emma qui ne comprend pas pourquoi sa petite soeur, devenue sa pire ennemie, s´acharne à la détruire. Longtemps elle va espérer la désarmer par un excès de patience et de générosité, mais rien n´y fait : plus elle lui cède plus sa soeur s´enflamme... C´est au décès de leur mère puis de leur père que Sara achève d´exploser : au mépris de la loi et même du bon sens, elle commet l´impensable pour arriver à dépouiller sa soeur, quitte à en pâtir elle-même. Bien des familles se déchirent ainsi au moment des héritages, par jalousie fraternelle plus encore que par appât du gain : elles ne peuvent que se reconnaître dans ce roman si juste qu´il en paraît vrai.

  • Alexandre, la cinquantaine, romancier à succès, puise le plus fort de son inspiration dans sa vie amoureuse. Mais les femmes qui l'entourent supportent mal ses aventures à répétition. Pis encore, son épouse comme ses maîtresses sont lasses de se reconnaître dans ses romans : à croire qu'il les utilise sans vraiment les aimer. Alexandre décide alors de vivre avec Delphine, vingt-trois ans, qui lui fournit du plaisir tout en le renseignant sur les moeurs de la nouvelle génération... Mais soudain - est-ce l'âge ? - il est saisi par une ambition supérieure : rédiger un essai où il compte mettre tout son savoir et son expérience de l'amour. Il est convaincu d'en obtenir la gloire. Son éditeur le met en garde : en voulant philosopher, le romancier court à l'échec. Alexandre s'entête et publie En voguant sur l'amour. Raté, l'ouvrage tombe à plat et, déconfit, humilié, l'écrivain voit se défaire sa relation à ses lecteurs, aux femmes, à l'écriture. Blessé, il cesse d'écrire, peut-être même d'aimer... Rompant avec Delphine, il se réfugie chez une tante âgée pour s'y s'interroger sur sa vocation : l'aurait-il choisie par incapacité à vivre dans le réel ? Etre un écrivain est certes valorisant, mais pourquoi celui-ci doit-il le payer dans sa vie comme dans sa chair ?
    Madeleine Chapsal nous révèle, à travers ce roman bouleversant, la déformation parfois monstrueuse qu'un écrivain peut faire subir à son existence comme à celle des autres pour continuer à écrire.

  • Un amour pour trois

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 31 Janvier 2007

    Une passion irrépressible dans le New York des années cinquante, narrée par une femme désespérément amoureuse d'un garçon peintre. Mais Pierre ne semble occupé que de sa peinture. Or, en débarquant dans son atelier, la narratrice y trouve une toute jeune femme : Maria. Pierre, l'artiste, est donc capable d'aimer ? Soulevée par une rage vengeresse, dans l'espoir que lui la prenne enfin au sérieux, l'amoureuse dédaignée fait en sorte de séduire la ravissante Maria, puis elle l'enlève et l'entraîne dans le Midi.
    Là, dans la facile douceur de l'époque, commence une valse à trois temps : les deux femmes s'éprennent l'une de l'autre, mais toutes deux aiment aussi Pierre... Lequel finit par débarquer parmi les mimosas, les eucalyptus et la mer... Entre ces trois êtres qui ne s'expriment le plus souvent qu'à demi mots, tout va se révéler désir, beauté secrète, et violence. Mais l'amour n'est pas que rêverie et fantasmes : il a son amère vérité, et c'est elle qui l'emporte. Comme toujours ?

  • trois hommes, heureux en ménage, sont de la nouvelle génération qui « pousse le landau ». ils trouvent normal de partager les tâches ménagères, le soin et l'éducation des enfants, les sorties, les loisirs, à parts parfaitement égales avec leurs épouses.
    jusqu'au jour où thierry, octave et cyril décident de se rencontrer une fois par semaine pour passer ensemble une «soirée mecs». ils se réunissent dans l'appartement que leur prête florian, célibataire et macho, afin de se retrouver « entre hommes ».
    aussitôt, c'est l'effervescence chez leurs femmes : que leur conjoint s'échappe leur paraît pire qu'une tromperie amoureuse ! elles décident de s'unir pour organiser la résistance.
    les ménages vont-ils y résister ?
    ce roman est l'histoire de quelques hommes et femmes qui cherchent à s'inventer une vie de couple sans concessions ni mutilations.
    leur avenir en dépend. peut-être aussi celui de la planète...

  • Mona est une belle femme, élégante et très parisienne, à qui la vie sourit : elle mène une existence sans nuage avec son mari, max.
    Mais son coeur est encore à saintes, et elle ne peut se résoudre à mettre en vente la maison familiale dont elle vient d'hériter. qu'il est agréable d'être proche de la nature, et la vie à la campagne a tellement de charme ! la rencontre d'un homme sincère et vrai va lui ouvrir les yeux... un magnifique portrait de femme.

  • Longtemps j'ai cru que les amis n'étaient que des pis-aller pour les périodes où je n'avais pas d'amour. Des confidents transparents à qui parler de ma passion, de mes folles espérances, et de l'effroyable, misérable rupture... Des fantoches, en somme, presque sans visage et interchangeables: en cas de besoin, on prend l'ami qui est là!

    Et puis, le temps passant, les amours se succédant, je me suis aperçue, à ma confusion et avec reconnaissance, qu'en fait les amis sont des personnes à part entière. Eux " résistent ", non seulement à la durée, mais aussi à nous! Il arrive qu'ils disparaissent. Parfois pour resurgir... Egalement qu'ils meurent, et quelle souffrance alors! Ou qu'ils nous trahissent _ forte douleur là aussi.

    En fait, il y a une histoire de nos amitiés, plus souterraine mais tout aussi chargée et intéressante que celle de nos amours. Pas de réjouissances sans amis: ils sont le champagne de notre existence!

    Nos confidents, aussi: à tous les moments de ma vie je rencontre des amies, ou des amis. Car cela existe aussi _ hum! _ l'amitié entre homme et femme...

    Et puis, au soir de la vie, c'est du fond du coeur qu'on apprécie les bons amis qui nous restent, car ils savent nous rappeler qui nous sommes, qui nous avons été _ en nous aidant à embellir encore une histoire, la nôtre, qui est aussi la leur.

    Merci d'être là, les amis!

    M.C.

  • Une jeune femme solitaire, la jeune Mathilde cherche désespérément à se faire aimer. Autour d'elle, il y a Paul, lequel en vain l'idolâtre, Guillaume, jeune écrivain en proie au spleen, Hélène, belle femme plus agée, intellectuelle, et son amant François, haut fonctionnaire. Trente ans plus tard, elle rencontre un homme, Douglas, un architecte de talent pour qui la sexualité est la grande, peut-être la seule affaire de la vie, et qui se plaît à la convaincre, en paroles comme en actes, qu'il en est de même pour tous ! Seule l'hypocrisie générale empêche de l'admettre. Au début de leur liaison, Mathilde est choquée dans la vision qu'elle se fait des rapports amoureux, aussi dans ses convictions, sa morale. Puis elle finit par s'apercevoir que la sincérité et le réalisme - parfois très cru - de son nouvel amant lui ouvre une porte. Sur elle-même et sur ce qui est, en fait, le véritable amour.

  • « un ruisseau de lumière ! », s'émeut fanny, cinquante ans, face à marie-claire, dix-huit ans, qu'elle n'a pas revue depuis des années. la jeune fille vient de perdre ses parents et fanny, sa marraine, décide de la recueillir chez elle.
    Mais la bienveillante fanny ne mesure pas le danger ! car il y a des hommes à la maison : paul son fils, julien le fiancé de sa fille, et alain son mari. qui pourrait résister à une jeune fille aussi désirable lorsque, le coeur froid, elle joue à séduire et à susciter la jalousie, bien décidée à se venger sur ceux qui l'approchent de la tragédie qu'est pour elle la mort de son père ?
    Fanny, naïve et jusque-là heureuse en ménage, s'aperçoit un peu tard de ce drame familial qui couve.

    Un roman rose et noir sur les dangers de l'amour.

  • Le retour du bonheur

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 10 Octobre 1990

    C'est avec cette franchise sans détour qui a fait le succès de son best-seller, La Maison de Jade, que Madeleine Chapsal raconte ici comment elle a décidé d'avoir recours à la psychanalyse après avoir failli se jeter sous le métro.

    La grande romancière n'avait pas encore découvert sa vocation d'écrivain. Jeune divorcée, journaliste, elle essayait de se faire une place dans une société féroce envers les femmes seules. Surtout lorsqu'elles ne peuvent pas avoir d'enfants.

    Le Retour du Bonheur est la confession d'une femme qui ne veut pas " se laisser avoir " par le destin, par la solitude et par les hommes, une préoccupation aujourd'hui majeure chez beaucoup d'autres. Par ailleurs, ce livre se présente comme un guide à l'usage de ceux ou de celles qui, tout en ayant le sentiment d'en avoir besoin, n'ont pas l'expérience de la psychanalyse et craignent de se précipiter dans l'inconnu.

    En s'appuyant sur sa propre pratique, l'auteur répond clairement aux questions les plus légitimes: comment choisir son psychanalyste, comment se passe le premier rendez-vous, quelles sont les règles qui régissent le traitement, etc.

    Portraits aussi de deux grandes figures d'analystes, Serge Leclaire et Françoise Dolto. C'est en travaillant avec eux, révèle Madeleine Chapsal, qu'elle a pu faire des découvertes sur elle-même et se mettre à écrire.

    Retour du bonheuroe En tous les cas, retour à la vie.

  • Une femme heureuse

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 15 Mars 1995

    Clotilde vit depuis quinze ans avec Albert un mariage paisible. Mais elle exige davantage de la vie et de l'amour, aussi décide-t-elle de divorcer. D'avance, elle se réjouit à l'idée d'être libre.

    Elle se retrouve en proie au manque d'argent et au harcèlement sexuel. Elle souffre aussi de la solitude. Albert est remarié, ses amis sont occupés par leur propre vie. Est-ce le prix que doivent payer les femmes pour leur libertéoe Une chance paraît toutefois se présenter: Henri, rejeton de milliardaire, courtise Clotilde. Mais la jeune femme le refuse. Elle préfère partir à l'aventure afin d'éprouver ses propres forces face à la société.

    Un brocanteur, un directeur de haras, un éducateur: à travers ces rencontres, Clotilde va faire le chemin qui la mène à être " elle-même ". Elle veut apprendre à se sentir heureuse. Saura-t-elle ensuite prêter attention à Charles qu'elle n'a guère remarqué jusque-làoe Un homme capable de l'aimer tout en respectant sa liberté: ce que souhaitent toutes les femmes qui aspirent au bonheur.

    Un bonheur adulte.

  • La maison

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 10 Mai 2001

    « Dès qu'elle m'a sentie venir, et tandis que je courais vers elle de toutes mes petites jambes de chair, mes bras minuscules tendus vers elle, j'avais deux ans, elle a écarté ses vastes bras de pierre pour m'étreindre, m'accueillir, ne plus me lâcher ! Née trois siècles avant moi, elle m'attendait. Moi seule...» Madeleine Chapsal

  • Deux femmes en vue

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 10 Octobre 2001

    Romancière, journaliste, dramaturge, membre du jury du prix femina, madeleine chapsal a récemment publié chez fayard : j'ai toujours raison!, nos jours heureux, la femme sans, la maison et les chiffons du rêve.

    Deux femmes en vue est un roman sur les tribulations de l'amitié, qu'on dit plus sûre et plus durable que l'amour. toutefois, quand surgit le cyclone de la passion, pas plus que le reste -liens familiaux, intérêts professionnels - elle ne résiste aux ravages. seul surnage l'amour -mais jusqu'à quand ?
    Avec madeleine chapsal, le roman sentimental passe du rose au rouge passion.

  • Dans mon jardin

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 5 Mars 2003

    Un jardin, c'est un coin de soi. Plus cela va, mieux je le constate : nous nous ressemblons.
    À chaque succession des saisons, mon jardin et moi cheminons côte à côte, d'un pas qui fait penser à celui d'un adulte accompagnant un enfant qu'il voit naître puis grandir.
    J'ai récolté les pommes de mes pommiers, quelques poires, des noix et noisettes, et je cueille les grappes acidulées de ma vigne ! Quel que puisse être leur goût, les fruits de mon jardin sont, à ma bouche, les meilleurs du monde. Quant aux fleurs, c'est ma gloire ! Venez voir mon hibiscus, mes camélias, mes rosiers...
    Un jardin est aussi une écriture, il comporte un message, il faut parfois toute une vie pour le déchiffrer.
    C'est lui qui me cultive.
    M.C.

  • Affaires de coeur

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 4 Octobre 2006

    L'amour se joue à plusieurs dans ce roman écrit dans les années cinquante et qui s'y passe. Mais à quels risques ! La narratrice tombe sous le charme d'un couple de son âge : ils n'ont pas trente ans, ils sont beaux, ils ont la vie facile et - comme le permet l'époque - le loisir de se livrer aux opérations lentes et hasardeuses de la séduction.
    D'abord amoureuse de Philippe, l'homme, la narratrice s'aperçoit vite qu'elle l'est aussi de sa jeune et belle épouse... Et si elle finit par céder à Philippe, c'est pour se rapprocher encore plus de celle-ci qui, elle le comprend plus tard - trop tard -, l'aime quant à elle passionnément...
    Comment sortir d'un tel imbroglio ? Un quatrième personnage, Ralph, cynique et silencieux, vient brouiller les cartes ou les redistribuer, ce qui va hâter un dénouement en quelque sorte inéluctable.
    D'ici là, que d'allées et venues entre Paris et ses provinces, que de plans fous, de serrements de coeur et de corps, de jeux dangereux ! En fait, que d'amour dispensé, dépensé, perdu, retrouvé, reperdu... On pourrait dire : quel gâchis ! Mais c'est ainsi que beaucoup de jeunes vivent l'amour : dans l'éblouissement de se découvrir mutuellement si désirables et si proches, quoique si différents les uns des autres.
    Longtemps ces enfants un peu perdus vont demeurer dans leur rêve, le rêve d'amour sans but et sans fin, propre à la jeunesse, qu'Affaires de coeur ressuscite avec talent et impertinence. Ne le rejetons pas, ce rêve : il a été le nôtre !
    Ce roman jamais publié, contemporain des premiers livres de Françoise Sagan, a gardé une époustouflante fraîcheur. On le dirait écrit d'hier avec la grâce des meilleures plumes de l'après-guerre : Sagan, Nimier, Vaillandoe On reste abasourdi que ce petit chef-d'oeuvre soit resté inconnu pendant un demi-siècle.
    C. D.

  • Quand Emmanuelle va retrouver celui qu'elle aime, c'est Gabrielle qui lui ouvre la porte ! Une ancienne maîtresse avec qui Maxime prétend avoir rompu ! Pris sur le fait, il plaide sa cause : ';Un homme comme moi, il faut deux femmes. C'est pareil pour la plupart des hommes. Ca ne devrait pas te faire du mal puisque c'est avec toi que je vis, toi que j'aime !'; Pourtant, Emmanuelle a reçu une balle près du coeur.
    Qu'est-ce au fond que l'amour ?

  • La mort rôde

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 19 Janvier 2011

    « Un jour que ma mère m'avait emmenée dans le petit cimetière richement entretenu de notre bourg d'Eymoutiers, elle me déclara : « Ici, nous aimons beaucoup les morts. »Sur l'instant, j'en fus presque choquée : ne s'agit-il pas d'abord d'aimer les vivants ? Depuis j'ai renversé la proposition et je pense que c'est ce qu'entendait par là ma mère : ce sont les morts qui nous aiment. »Madeleine Chapsal

  • David

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 2 Mai 2012

    Ce jour de l'été 2011, pour la première fois depuis mes quinze ans, j'ai cessé d'écrire. Plus rien ne me venait, ni courrier, ni journal, ni texte littéraire... Ecrire m'était devenu impossible, j'avais la gorge nouée. Que s'était-il passé qui puisse justifier cet étranglement ? Ce subit refus de continuer ce qui, jusque-là, faisait ma vie, l'écriture ? La réponse m'apparut comme évidente : le dimanche 24 juillet, à l'hôpital de Fécamp, David était mort.
    Mort, le mot lui allait si mal. Même quand j'ai su qu'il rechutait, six mois plus tôt, je n'y ai pas cru, David, mon « fils de coeur », allait à nouveau trouver des solutions à son mal. Aujourd'hui, si je m'y remets, serait-ce que David attend de moi que j'écrive sur lui, puisque tel est mon seul savoir-faire ? Je sens en tout cas, que je ne pourrai recommencer un texte qu'après avoir transcrit ce que ce « fils » disparu a été pour moi, ce que nous avons vécu en commun, ces rares moments qui n'ont été qu'à nous deux.
    Sans que cela ôte quoi que ce soit à aucun d'entre les siens, proches ou lointains. Voici donc ce que j'ai vécu d'unique avec David.

  • Le foulard bleu

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 14 Février 1996

    Elle, Rose, la trentaine; lui, Georges, un peu plus. Ils ne sont pas destinés à se rencontrer. Un jour, poussés par le hasard, les voici face à face: il a suffi d'un foulard bleu, ramassé, rendu, d'un échange de regards, de quelques mots... C'est l'amour fou.

    Seulement, ils ne sont libres ni l'un ni l'autre. Rose a un mari qu'elle affectionne, une fille, un fils. Georges, une femme malade, une fille qui a d'autant plus besoin de lui.

    Saisis par la passion, Rose et Georges sont incapables de renoncer à leurs engagements. Ils s'accordent de se rencontrer hâtivement, au cours d'heures volées, merveilleuses, où ils découvrent chaque fois plus à quel point ils sont faits l'un pour l'autre. Toutefois, cette clandestinité les laisse insatisfaits et ils ne peuvent s'empêcher d'espérer: un jour, peut-être, ils pourront vivre ensemble... Ou leur faudra-t-il se suffire de ces brèves rencontres qui illuminent leur vie sans la combleroe Mais l'amour, le vrai, est plus fort que l'absence et la séparation: il ravit à jamais ceux qui l'éprouvent.

    Frappés d'enchantement, Georges et Rose ne regrettent rien, ils ne voient même pas passer les années: ils sont trop occupés à s'aimer! Il leur suffit de penser l'un à l'autre, dans l'intimité de leur coeur, pour être heureux...

  • Le certain age

    Madeleine Chapsal

    • Fayard
    • 12 Octobre 2005

    « L'enfer des femmes, c'est la vieillesse... », a méchamment conclu La Rochefoucauld. C'est peut-être aussi une grâce : avoir la chance de vivre longtemps peut permettre de profiter de soi, des autres, de la nature, du plaisir de voir, de penser, d'exister, dans une sérénité croissante. En fait vieillir vous précipite dans un monde jusque-là inconnu - j'y suis ! C'est comme une nouvelle naissance qui force à réapprendre l'usage de son corps, de son esprit, la gestion de ses gestes, de ses horaires, jusqu'à ses moeurs.


    En renonçant à l'amour ? Je crois au contraire que le « certain âge », c'est l'âge de l'amour. Car si tout passe, l'amour reste et même s'approfondit : qu'il soit actuel ou souvenir, chaste ou pleinement vécu.


    Mes contemporaines, Claude Sarraute, journaliste, Sonia Rykiel, créatrice de mode, Marguerite Mazurier, agricultrice, Antoinette, ex-mannequin, me confient leurs impressions sur notre voyage parallèle dans le temps, sa douceur et ses cruautés...


    Un homme aussi, bien qu'encore jeune, a le courage de s'exprimer sur ce que représente pour lui, danseur étoile, la venue de l'âge : Patrick Dupond.


    Comme ils sont lucides et sincères ! Quel bonheur de vieillir parmi de telles gens qui vous font partager le plus fort de leur expérience de la vie qui passe - et, par là même, vous « repasse » !

  • Des voix parlent toutes seules à l'intérieur de moi.Serait-ce la folie ?Non, me dites-vous.C'est quoi alors ?Ce qu'on appelle le théâtre !La parole venue du tréfonds qui cherche à rejoindrele secret des autres - pour faire choeur...Oui, coeur !

    Théâtre I En scène pour l'entracteLe divan terribleC'était un adieu !Tu fumes trop Milady !Voyage éclair au ParadisHors d'iciQui trompe qui ?Une épingle dans une botte de cuirLes sujets du bacAvant de passer à autre chosePourquoi faire simple quand on peut faire compliquéGibouléesConfidence pour confidenceFais pas ton cinémaTu te fais vieux, ma chérie...Oh non pas toi !La route lumineuse !La femme quittéeL'après-JacquesTous les petits oiseaux sont devenus des angesMon amourPas libre !Un aller simple pour CarcassonneLa spikanalisteOh ! là, là !Écoutez, Bernard PivotL'art de la fugue

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