Editions Des Regionalismes

  • Avant Stéphen Liégeard, on parlait de Provence maritime voire de Riviera lorsqu'on voulait parler de la bande littorale rocheuse, baignée par la Méditerranée, depuis l'embouchure du Rhône jusqu'aux frontières de la France et de la future Italie (de Nice à Gênes).
    Avec l'ouvrage qu'il fait paraître en 1887 - puis en 1894 (dans une version augmentée) -, il met à l'honneur une nouvelle expression qui connaîtra le succès que l'on sait : la Côte d'Azur !
    Son ouvrage est tout à la fois un vrai guide touristique et historique, un carnet mondain du high-life de la Côte d'Azur de la fin du XIXe siècle et une description poétique et littéraire de ce « pays de la mer bleue, du soleil et des fleurs... ».
    Un ouvrage à redécouvrir pour comprendre ce qu'était les prémices de la Côte d'Azur, il y a quelque 120 ans !

  • A la suite de La Petite Histoire d'Oloron et de Sainte-Marie, parue en 2003, voici l'histoire des principales rues de la capitale du Haut- Béarn ainsi que des personnalités, des événements dont on a voulu garder le souvenir ou honorer la mémoire.
    Un véritable dictionnaire historique, biographique et anecdotique, complémentaire de la Petite Histoire d'Oloron et Sainte-Marie qui permettra de mieux connaître et apprécier cette vieille cité béarnaise.
    Le présent ouvrage est mis à jour des rues baptisées jusqu'en 2009.

  • Au contraire d'un Henry Russell qui ascensionne pour son seul plaisir, mais quel plaisir !, Schrader y ajoute, généralement, une composante pratique indispensable : celle d'établir une cartographie exacte et véridique de la chaîne pyrénéenne. Grâce, en particulier, à son invention : l'orographe.
    Une des oeuvres importantes du pyrénéisme, et qui marque l'évolution de la discipline, en cette fin du XIXe siècle. Plus dépouillé, moins romantique, plus scientifique, plus «sport» finalement, le pyrénéisme vit, avec Schrader, sa transition vers la modernité...

  • C'est la plus considérable étude jamais réalisée sur la forêt de Brocéliande (initialement : Bréchéliant), la fontaine de Bérenton (ou Barenton) et tous les personnages fabuleux qui y sont liés, fées :
    Viviane, Morgen, Mélusine, chevaliers de la Table Ronde, roi Arthur, etc.
    Initialement publié en 1896, constamment réédité depuis plus d'un siècle, cet ouvrage - particulièrement par son érudition encyclopédique - reste une des oeuvres essentielles pour comprendre le cycle arthurien, le monde des fées et des enchanteurs.
    Félix Bellamy, (1828-1907), docteur en médecine, est né à Rennes.
    « La forêt de Bréchéliant » est son grand'oeuvre. Entièrement recomposée, cette nouvelle édition est proposée en trois volumes distincts.

  • Parue initialement en 1933, sous la plume de Félix-Alexandre Vernay, inspecteur primaire honoraire, cette Petite Histoire reste un formidable vade-mecum pour celui qui désire connaître un tant soit peu l'histoire riche et complexe du Dauphiné. Et de ses seigneurs, les Dauphins, lesquels vendront finalement leur bien au roi de France... de là naîtra le second sens du mot dauphin, dans le sens d'héritier de la couronne de France...
    Mais c'est aussi l'occasion de faire un tour « temporel » et « monumental » du Dauphiné - devenu Isère à la Révolution - à travers ses personnages et ses monuments célèbres et de sa capitale Grenoble.
    Alors laissez-vous (re)découvrir l'histoire ancienne du Dauphiné, depuis ses origines connues jusqu'au XXe siècle.

  • Une étude succinte et générale, publiée en 1887, - et régulièrement rééditée depuis - qui permet de se faire une idée sur les diverses origines des noms de lieu en Haute-Vienne, Creuse, Corrèze et Dordogne-Périgord.

  • En mains la carte de Cassini de 1809, Fred Fort s'est lancé - sur le terrain -, à la recherche des moulins (perdus ou retrouvés) du Pays basque...
    Après avoir cheminé longtemps le long des rivières, torrents et ruisseaux, avoir interrogé les plus anciens sur leurs souvenirs, avoir visité les moulins encore « debout », Fred Fort nous propose un vade-mecum, en texte et en images, de ces moulins de rivière du Pays basque.
    Beaucoup ne sont plus dignes d'être appelés moulins tant il ne reste d'eux que des meules servant de table de jardin ou de pitoyables écroulements, cependant le « temps des moulins » fascine toujours et reste présent dans l'imaginaire de nombre d'entre nous.
    Alors que ce petit livre puisse entretenir la flamme du souvenir et, pourquoi pas ? du renouveau...

  • L'histoire de l'Île-de-France, ne saurait être exactement conçue et présentée comme celle des provinces qui ont eu une individualité plus accentuée ou qui ont été moins directement et moins constamment subordonnées au pouvoir central. Dans une certaine mesure, l'histoire politique y jouera un moins grand rôle ; par contre, certains aspects de la vie locale y tiendront une place plus considérable. Ce livre pourra être considéré, à un certain point de vue, comme le vade-mecum du visiteur de l'Île-de-France, qui y trouvera, je l'espère, l'essentiel pour comprendre l'histoire, l'art et la nature d'une région qui est beaucoup plus variée qu'on ne se le figure en général et qui est beaucoup moins connue qu'on ne le croit, en dehors des quelques endroits classiques où se porte le flot des excursionnistes.
    Initialement publié en 1934, cet ouvrage demeure un grand classique à redécouvrir pour mieux appréhender une véritable histoire locale de l'Île-de-France.

  • Les "Lettres sur l'état politique, civil et naturel de la Suisse" de l'Anglais William Coxe, sont traduites en français par le jeune Ramond de Carbonnières, Alsacien dont le père était originaire du Languedoc. Paru en 1781, l'ouvrage rencontre un grand succès. A l'histoire des divers Cantons suisses, de leurs moeurs et constitutions respectives, le traducteur rajoute chose surprenante aujourd'hui ses propres "Observations", glanées lors de ses voyages dans le pays. Observations plus proches de la nature et des populations Ramond parlait allemand au contraire de Coxe , plus rousseauistes en un mot, et qui viennent compléter heureusement l'ouvrage original. Ramond de Carbonnières, futur premier écrivain des Pyrénées, ouvrait, avec cette traduction-composition, l'ère de la littérature de voyage. Un texte fondateur à deux voix, ou deux plumes des Alpes et de l'histoire de la Suisse.

  • Ces Contes d un buveur de bière sont devenus, depuis leur publication initiale en 1868, un classique des contes populaires du « Nord », au même titre que les Lettres de mon Moulin pour le « Sud » et la Provence.
    En voici un nouvelle édition qui ravira toujours de nouveaux lecteurs, et même d'anciens qui y retrouveront certainement la nostalgie de leur jeunesse...
    Charles Deulin était fils d'un tailleurs d'habits, né en à Condé-sur-l'Escaut (1827-1877). Poète, chansonnier, journaliste, il connaît la célébrité avec ses Contes d'un buveur de bière, auxquels il donnera une suite : les Contes du roi Cambrinus. On peut également citer : les Histoires de petite ville et les Contes de ma Mère l'Oye oeuvre posthume, précédant, d'ailleurs, celle de Ch. Perrault.

  • Albert Laporte connut un franc succès avec son En Suisse le sac au dos, et il récidiva avec un Aux Pyrénées le sac au dos, dont l'idée directrice est en quelque sorte de faire mieux connaître ces «lointaines et si exotiques contrées» que l'on peut trouver - en 1876 - à quelques dizaines d'heures de train de Paris.
    Ainsi à pied, in pedite robur, « les voyages pédestres sont les plus instructifs », il procède à une traversée complète des Pyrénées depuis Bayonne jusqu'à la Méditerranée.
    Occasion de faire découvrir aux lecteurs - qui n'ont certes pas encore la télévision ou l'Internet - les moeurs et les coutumes des «indigènes» rencontrés, l'histoire et les anecdotes relatives aux diverses provinces traversées, et bien entendu les aventures inhérentes à ce genre de périple.
    Un «morceau» de nostalgie, une traversée de routard bien avant la lettre, un documentaire, somme toute, et dans ce style si agréablement narratif, typique du XIXe siècle.

  • Autour de Paris, capitale et ville-événement, on trouve des villes, des villages, des hameaux qui ont, à des titres divers, marqué l'Histoire par un événement, un personnage, un monument, un site, une anecdote... Sous la direction de Ch. Nodier et L. Lurine, divers auteurs et illustrateurs parmi les meilleurs du XIXe siècle s'attelèrent à ces évocations historiques. L'ouvrage parut en 1844, après le décès de Charles Nodier la même année, et fut constamment réédité tout au long du XIXe siècle.
    Cette nouvelle édition, intégralement recomposée, permettra au plus grand nombre de découvrir ce qui était le passé de Morfontaine, Ermenonville, Corbeil, Melun, Brunoy, Luzarches & Champlâtreux, Port-Royal & Chevreuse, Senlis, Neuilly, Meudon, Bellevue, Anet & Dreux, Chelles, Rambouillet, Fontainebleau, Saint-Germain, Bicêtre, Marnes, Vaucresson, Ville-d'Avray, Mantes, Rosny pour ce second livre.
    Alors partez à la découverte de ces Environs de Paris. Vous ferez une agréable et instructive plongée dans le passé de l'Île-de-France.

  • Enfin une histoire générale du Bassin d'Arcachon qui fait la synthèse de l'ensemble des travaux conduits à ce jour.
    En 100 pages d'un texte clair, concis mais pourtant complet, voilà ce qu'il faut absolument savoir d'essentiel sur l'histoire de ce «Bassin» en un temps où l'on redécouvre la richesse de son passé. En inédit est présentée une chronologie des principaux événements des origines à nos jours. Préface de Charles Daney.

  • Henri Brulle, né en 1854 à Libourne (Gironde), est certainement le créateur du pyrénéisme moderne d'ascension. Du « pyrénéisme alpiniste », suivant le mot de Beraldi. Il révolutionne le pyrénéisme romantique qu'incarne Henry Russell pour ne conserver que la notion de difficulté et de victoire la plus rapide possible sur les éléments.
    A la demande de Henri Beraldi, Brulle (qui meurt en 1936) confie quelques textes d'ascensions pour la revue du C.A.F. qui, revus, remaniés par Beraldi et Arlaud donneront la matière de cet ouvrage paru pour la première fois en 1944.
    Avec Brulle, la littérature n'est plus vraiment de mise dans le pyrénéisme : place au sport et éventuellement au lapidaire compte-rendu sportif...
    Pourtant quelques textes permettent de mieux appréhen- der la révolution qui se jouait alors dans les Pyrénées, révolution fondatrice du pyrénéisme moderne.

  • Reprise d'un ouvrage paru dans les années 1860, sur l'histoire des îles anglo-normandes, leur organisation politique, administrative, militaire et religieuse, les moeurs de leur population, etc.

  • L'histoire d'Etretat ne commence pas au XIXe siècle mais remonte bien à la plus haute antiquité.
    Un des plus célèbres érudits régionalistes que compta la Normandie au cours du XIXe siècle - lui-même originaire d'Etretat - nous raconte en détail la vie de la cité au cours des siècles passés dans cette monographie passionnante parue (initialement) en 1869.
    Pour mieux comprendre et apprécier une des villes les plus pittoresques des côtes normandes, et aller un peu au-delà du cliché de la carte postale touristique que le monde entier connaît.

  • L a province de Guyenne était un vestige du moyen-âge - de l'époque où régnait le Prince Noir -, qui allait de l'embouchure de la Gironde aux Causses du Rouergue. Que restait-il, à l'orée des années 1900, de la province dissoute par la volonté des Conventionnels, un siècle plus tôt ? A la Belle Epoque, les moeurs, les coutumes et les traditions formataient dans une même culture les individus venus de contrées différentes. Le but du présent ouvrage, qui restitue par le texte et une iconographie exceptionnelle les heures glorieuses de la Guyenne, est de nous attarder sur toutes ces spécificités qui permirent à cette province d'acquérir son incontestable renommée. L'auteur a mené sur l'alter ego de la Guyenne : la Gascogne, le même travail passionnant. Egalement à venir : les gens du Pays basque, les gens du Béarn... il y a 100 ans. Serge Pacaud, grand spécialiste de l'époque 1900, auteur de nombreux ouvrages régionalistes sur le Sud-Ouest en général, propose un ouvrage très documenté, agréable et instructif sur cette ancienne province de France.

  • Paru initialement en 1861, ce texte un peu inclassable est à la fois l'histoire de la naissance de Royan (station balnéaire qui acquiert son renom au milieu du XIXe siècle), et l'histoire - ô combien romantique ! - de Marguerite d'Emilien et de toute une société haute en couleurs.
    Imbriquant à merveille les deux thématiques, l'auteur nous mène à la découverte du « jeune » Royan de la Révolution, de l'Empire et des Restaurations, au sein d'une société coincée entre ses conservatismes étriqués hérités de l'ancien régime et des religions (catholique et protestante), et le modernisme - voire le progrès - qui pointe son nez... Tour à tour drôle, caustique, romantique, sérieux ou nostalgique, Eugène Pelletan, dans une langue toujours de haute tenue sans jamais être vieillie, nous plonge dans un passé à la fois passionnant et étonnant. Ne boudez pas votre plaisir, faites donc un retour dans le passé de Royan !

  • Le Moyen Âge connut le temps des Cathédrales qui concerna toute la chrétienté, tant l'aspiration en la foi, la sublimation du Divin, revêtaient une importante extrême dans cette époque superstitieuse. On connaît moins le temps des Bastides qui n'intéressa dans leur forme spécifique que le midi de la France, en particulier la région aquitaine, dépendant alors de la Couronne anglaise. Ces fondations durèrent à peine un siècle et demi, mais sont caractéristiques d'une édification urbaine générale qui influa durablement sur la sociologie et la politique des états en perpétuels bouleversements.
    Dans la Guyenne et la Gascogne de jadis, plusieurs dizaines de villes neuves surgirent des terres que Français et Anglo- Gascons se disputaient sur la « ligne de front » qui traversait tout le Sud-Ouest actuel. Aujourd'hui, que restent-ils de ces bastides adaptées aux conditions économiques d'alors, que sont-elles devenues après 700 ans d'histoire ? L'ouvrage tente de retrouver les traces de toutes celles que l'on créa dans les deux départements des Pyrénées occidentales soit plus d'une cinquantaine. De nombreux documents sont perdus, leur souvenir effacé, mais après une enquête minutieuse, une réflexion approfondie, certaines d'entre elles resurgissent, pour notre plus grand plaisir, des limbes dans lesquelles l'oubli les avait plongées.

  • Editée originellement en 1844, cette étude historique sur cette petite ville normande du Pays de Caux est un classique pour qui veut découvrir, connaître ou approfondir l'histoire peu banale du Royaume d'Yvetot.
    Selon la légende, Gautier d'Yvetot, chambrier royal, s'enfuit de la cour de Clotaire Ier dont il s'est attiré l'inimitié. Dix ans plus tard, ayant pris soin de s'assurer des lettres de recommandation du Pape, Gautier d'Yvetot se présente devant le roi qui, rancunier, le tue séance tenante en pleine église de Soissons, un Vendredi Saint ! Le Pape Agapet Ier menace alors le roi d'excommunication et, pour faire amende honorable, Clotaire Ier aurait alors érigé la seigneurie d'Yvetot en royaume pour les héritiers de Gautier. Le fait est qu'en 1392, la seigneurie prend officiellement le titre de royaume qu'elle perdra en 1555, mais elle demeurera principauté jusqu'à la Révolution.
    L'ouvrage est complété par une promenade historique et biographique sur Yvetot et ses environs : Caudebec, Valmont avec son abbaye et son château, Saint-Wandrille et son abbaye. Un passionnant et complet ouvrage d'histoire locale !

  • La Forêt des Ardennes a été publié, initialement, en 1896. C'est le fruit des recherches et des collectages de l'auteur : en quelque sorte une défense et illustration du pays ardennais, de ses spécificités réelles et légendaires, de son passé et de son présent de la fin du XIXe siècle.
    « C'est cette chose mystérieuse et troublante, l'Âme d'un pays, qu'on sent frémir à chaque page, dans la Forêt des Ardennes de M. Albert Meyrac. Le passé de cette belle région se réveille, et ses héros défilent sous nos yeux enchantés ; ses tours abattues se redressent au sommet des monts, tandis que les chênes séculaires, les hêtres gigantesques, tous les grands arbres innommés - sous lesquels les peuplades antiques croyaient la divinité plus près d'eux - viennent refleurir magiquement à la place des cheminées d'usines et des poteaux du télégraphe. Quelle aimable évocation, quel bain de poésie et de rêve ! Après avoir décrit les Ardennes actuelles, telles que peut les voir le géographe le plus scrupuleux, l'auteur nous fait pénétrer dans l'Ardenne fabuleuse et fantastique, dans cette forêt immense qui s'étendait, d'après la légende, des portes de Poitiers à celles de Constantinople. Et dans le mystère de ces solitudes, il nous montre tour à tour, comme dans une éblouissante féerie, les Gaulois, les Romains, les druides aux faucilles d'argent, les évêques aux crosses d'or, les chevaliers aux rudes cuirasses, les jongleurs aux violes légères, tandis que les follets dansent au clair de lune, ou que de grands chasseurs blancs courent dans les airs en faisant, au son d'invisibles cors, de barbares et prodigieuses battues... (extrait de la Préface de Jean Rameau).

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